Cherchez l’erreur ! On demande à l’agriculteur français d’être écolo, vertueux, sobre, de faire preuve de traçabilité, d’être compétitif, et par-dessus le marché, d’être souriant et climatiquement irréprochable. Et pendant ce temps-là, l’Union européenne s’apprête à signer un accord qui consiste, en résumé, à importer ce qu’elle interdit de produire chez elle.
Janvier est là. Il n’a pas sonné. Il n’a pas prévenu, mais il s’est assis sur notre motivation encore tiède du réveillon.
La décentralisation industrielle, lancée dans les années soixante, a marqué le début du déclin des bassins industriels traditionnels comme elle continue à marquer, aujourd’hui encore, l’ensemble de ces hommes et femmes qui ont reconstruit la France, avant que cette dernière ne les sacrifie sur l’autel de la «nécessaire» rentabilité.
Après le textile, la sidérurgie, la chaussure, le téléphone, la télé… voici donc l’électroménager. Prochaine étape : l’automobile. Puis la bicyclette. Puis la brouette… Le tsunami est déjà là, on discute encore de la couleur des bouées de sauvetage.
Dans un pays où la météo politique a fini par ressembler à une bruine permanente, il suffit parfois d’une vieille chanson pour résumer l’air du temps.
Ah, Dutronc… Ce grand flâneur goguenard qui, en 1984, chantait « Merde in France » dans un jargon volontairement absurde, une langue mi-yaourt, mi-protestation. À l’époque, on avait pris ça pour une boutade, une provocation d’artiste, un petit crachat joyeux dans la soupe nationale.
Voici comment Bruxelles t’apprend à respirer sans oxygène
Mon ami, tiens toi bien, Bruxelles a encore frappé ! Cette fois encore, c’est pour ton bien, paraît-il.
Amis des papilles et des petites boîtes jaunes, celles qui claquaient, jadis, dans la poche du veston de papi, l’heure est grave. Très grave.
Le Cachou Lajaunie est en danger.
Ah, le mois d’août… ! Ce moment béni où la France entière appuie sur le bouton pause et jette la télécommande derrière le canapé. Mon corps, lui s’étire comme un chat au soleil, mon cerveau passent en mode “veille prolongée” et ma productivité se réduit à la vitesse d’un escargot arthritique.
Mon très cher ami citadin, toi en perpétuelle quête de verdure et de quiétude, si tu as prévu tes vacances, chez nous, à la campagne, en pleine ruralité, pour oublier les klaxons, le bitume chaud et les embouteillages sans fin…
Tu as, je crois, fait un très bon choix !
Le gouvernement serre la vis… le contribuable tousse fort… très fort !
À Matignon, on a sorti la robe de bure du moine comptable. Les membres de cet ordre non religieux ont fait vœu de pauvreté et d’austérité. Objectif sacré : remettre les comptes de la nation d’équerre.
Les pompiers demandent le renouvellement de la flotte aérienne vieillissante…
Le mégot interdit de plage
Ah… la belle époque. Celle où on garait sa 4L en crabe, directement sur la plage, les portières grinçantes grandes ouvertes, les enfants catapultés dans les vagues encore chaussés de leurs Kickers, pendant que mamie faisait chauffer les restes de gratin dauphinois sur un réchaud camping-gaz, gauloise vissée au bec, au milieu des 404 et des Méhari couleur rouille. Le sable collait, l’huile de monoï brillait et la clope faisait partie intégrante du décor.
Ah, le football… Ce sport merveilleux qui fait vibrer les foules, battre les cœurs et exploser… les vitrines des commerçants.
Experts du farniente,
Après le parfum du muguet du 1er mai et les flonflons de la Victoire du 8 mai 1945, voici venu le moment tant attendu : le festival du pont de l’Ascension !
Fumée blanche à l’horizon… et non, ce n’est pas un barbecue dans la cheminée de la chapelle Sixtine, ni un nuage au parfum de lessive divine.
Mai, mois coquin, mois fripon, un vrai chenapan des calendriers !
Ça y est, finie l’hibernation pour moi ! je remballe mes pulls moelleux, je dis adieu aux racines de mon canapé et je ressors la panoplie du parfait explorateur du dimanche.
Carabènes et confettis en folie !
Ici c’est Limoux ! Ici c’est la blanquette qui pétille, l’accent qui chante, et surtout… un Carnaval comme nulle part ailleurs !
Le terme grinch est devenu un adjectif lié à l’oisiveté et à la passivité de quelqu’un vis-à-vis de Noël et de tout ce qui l’entoure. Il est également utilisé comme synonyme du terme anglais grouchy, qui signifie grognon, ronchon et irritable. Un grincheux, quoi !
Souvenons-nous !
Quand on évoque le 11 novembre, beaucoup d’entre nous et surtout moi, pensons tout de suite à jour férié, à petit pont qui pourrait l’accommoder. Bon, d’accord, pas que... ! certainement aussi à une commémoration, ou à un défilé militaire, mais qui nous laisse des plus perplexes.
Ah, l’été ! Ce moment fabuleux où le soleil se transforme en grille-pain géant, où la chaleur te colle comme un chewing-gum dans la chaussure, et où ta soif devient plus insupportable qu’un moustique insomniaque !
Chers lecteurs, chers abonnés,
En tout premier lieu, je tiens sincèrement à vous souhaiter une merveilleuse année 2024.
Notre journal Le Limouxin, l’hebdomadaire le plus ancien de France encore en activité depuis 1822 (livre des records en 2001), ne saurait toujours détenir ce titre sans votre fidélité.
Le « Dry January », c’est le défi qui consiste à se passer d’alcool pendant tout le mois de janvier. Certains ont décidé de prendre une pause dans leur relation compliquée avec les breuvages enivrants. Pour commencer l’année 2024 du bon pied, 29% d’entre nous ont donc décidé de dire « non » à l’alcool : « bye bye l’alcool, on se retrouvera, mais pas avant Mardi Gras ! ».
Et dire que cette tradition, qui a plus de 2000 ans, a encore la cote. En tout cas, 94 % des Français affirment se « taper » au moins une galette des rois pour l’Epiphanie.