Habemus Papam
Fumée blanche à l’horizon… et non, ce n’est pas un barbecue dans la cheminée de la chapelle Sixtine, ni un nuage au parfum de lessive divine.
Finis les papotages ! Habemus Papam !
L’évêque américain de l’Ordre des Augustins, Robert Francis Prevost, alias Léon XIV, 69 ans, a revêtu l’écharpe du 267e souverain pontife et s’est installé sur le Saint-Siège. Avec lui, un vent d’air frais souffle désormais sur la sainte Cité du Vatican. Une nouvelle soupape spirituelle pour une Église qui cherche toujours à ne pas perdre la foi… ni la face ! Le conclave, ce huis clos sacré, où les cardinaux (eh oui ! toujours pas de cardinales… patience, mes sœurs, le dogme évolue à la vitesse d’un encensoir rouillé) ont fait leur choix, toujours à l’ancienne : pas de Wi-Fi, pas de TikTok… mais beaucoup d’inspiration divine et de discussions corsées, pour un suspense aussi épais qu’une soutane d’hiver.
On a suivi les paris médiatiques aller bon train. Certains misaient sur Jean-Pièce II, d’autres sur François-le-retour, mais surprise : c’est un tout nouveau visage qui a tiré le chapelet du destin. Il a moins de barbe qu’un moine capucin, une voix moins grave que les orgues de la Basilique Notre-Dame, mais on espère tous qu’il ne restera pas muet comme une tombe sur les sujets qui fâchent.
Car aujourd’hui, être pape, ce n’est pas juste agiter une crosse et bénir les parapluies sous les fenêtres. Non, non ! Un pape doit savoir marcher sur des œufs, sur l’eau d’une mer agitée, et sur les nerfs des conservateurs, avec la grâce d’un funambule et la fermeté d’un sermon bien prêché. Vu l’état dégradé de l’Humanité, le nouveau pape devra aussi jongler entre les dogmes du christianisme et les actes encycliques, les baptêmes de foule et les confessions de crise. Un vrai marathon mystique, sans chaussures de marche, mais avec des sandales… apostoliques. D’entrée en fonction, il a tenu à déplorer le recul de la foi au profit de l’argent, du pouvoir et du plaisir. Mais au fait, à qui s’adresse-t-il ? Certainement pas à moi, certes pauvre pêcheur devant l’éternel, mais qui garde la foi intacte, et ce malgré mes humbles revenus, sans pouvoir aucun et aux plaisirs des plus simples. Alors, prions pour que ce Saint-Père ne perde pas le nord dans les bourrasques actuelles et à venir. Qu’il soit « papable » (vous l’avez, Maria ?) d’ouvrir les fenêtres de l’Église, parce qu’un bon courant d’air n’a jamais fait de mal à l’Esprit Saint. Et pourquoi pas, qu’il ose aussi mettre un peu de vin nouveau dans les vieilles amphores du Christianisme.
Alléluia et louanges à toi, très cher Saint-Père ! Bienvenue dans ta nouvelle et protectrice bulle papale !
RP



