Le gouvernement serre la vis…
Le gouvernement serre la vis… le contribuable tousse fort… très fort !
À Matignon, on a sorti la robe de bure du moine comptable. Les membres de cet ordre non religieux ont fait vœu de pauvreté et d’austérité. Objectif sacré : remettre les comptes de la nation d’équerre.
Traduction dans la vraie vie : la fête est finie, on coupe les lumières, on baisse le chauffage, et on envoie la douloureuse au citoyen lambda - qui, lui, serre les fesses plus que les cordons de la bourse.
Mon ressenti ? Simple. Très simple : « Voilà un monde formidable où ceux qui gagnent 20.000 balles par mois demandent des efforts à ceux qui comptent les centimes pour acheter du gruyère râpé ».
Bienvenue dans le plan de rigueur ! Une cure d’austérité pour les finances publiques qui ferait passer le jeûne intermittent pour un banquet médiéval. Au menu : gel des salaires, suppression de postes, coupes budgétaires… Et en dessert : un bon vieux « effort collectif », servi froid, avec un grand sourire crispé.
Mais attention, hein ! Pour l’instant pas touche aux petits fours de la République ! Les coupes ? Pas dans les buffets du Sénat, ni dans les budgets champagne des cabinets ministériels. Non, on tranche dans le dur : santé, éducation, transports, collectivités… Bref, tout ce qui te permet de vivre sans devoir t’exiler du côté de Quirbajou avec une chèvre et un vélo.
Et le contribuable moyen dans tout ça ? Il serre les dents, il serre la ceinture, il serre les poings… et il réserve des endives au fond du frigo pour survivre à l’hiver.
Il comprend bien qu’il faut sauver la France. Mais pourquoi est-ce toujours lui qui finit à la plonge pendant que d'autres savourent le homard de la victoire, arrosé d’un petit vin blanc… fiscalement optimisé ?
Parce qu’il les voit, les niches dorées. Il les entend, les notes de frais stratosphériques.
Et pendant qu’on rogne sur la prime du prof d’histoire ou qu’on supprime le poste d’infirmier de nuit… les voitures de fonction, les cabinets de conseil et les voyages officiels en « classe flatulence » continuent de carburer.
Alors oui, il veut bien fournir encore un effort. Mais un vrai effort collectif. Pas une partie de jeu de rôle où il faut faire l’âne pendant que les enfants gâtés lui grimpent dessus.
Parce que là, franchement, à force d’aspirer toujours dans le même coin du tapis, il ne reste plus que des miettes… et des bouloches.
Le contribuable moyen n’est pas contre l’austérité. Il aimerait juste qu’elle soit équitable. Comme à la guerre, ceux qui décident ne sont jamais ceux qui prennent les obus en pleine poire.
À bon entendeur… et bonne chance de conservation aux pauvres endives (oui, celles du bac à légumes).
RP



