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Les rivalités entre boulangers de Limoux au XVIIIe siècle

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Les rivalités entre boulangers de Limoux au XVIIIe siècle

Le 16 mai, c’était la saint Honoré, le patron des boulangers.

À Limoux, sous l’ancien Régime, les boulangers sont soumis à de nombreuses règles. La fabrication et la vente du pain sont extrêmement contrôlées par le pouvoir consulaire. 

Lorsqu’on s’intéresse aux statuts des boulangers, il apparaît que ceux de la ville sont divisés en deux classes bien distinctes : ceux qui fabriquaient du « pain de fleur » , ou de première qualité, celui fabriqué avec la « fine fleur » , la partie la plus fine et la plus blanche de la farine et ceux qui fabriquaient du pain inférieur dit « pain à la livre » .

Un arrêt du Parlement de Toulouse de juin 1751 interdit aux boulangers de Limoux qui vendent le pain à la livre de tenir boutique ouverte dans les rues de la ville . Ils étaient seulement autorisés à vendre leur pain aux ponts et « sur les places publiques et aux portes de la ville ». 

Ils obtiennent toutefois un « tempérament à la rigueur de cet arrêt » : il leur est permis de vendre leur pain de livre devant les portes de leur maison.

Les « boulangers de pain de fleur » veillaient aux grains, protégeant ardemment leurs privilèges. En mai 1786, ils adressent au Parlement de Toulouse un mémoire pour s’opposer à un certain Ribet qui exerce la profession des « boulangers secondaires dits boulangers de pain à la livre ». Ils exposent d’abord qu’ils sont protégés par des statuts reconnus par lettres patentes du roi de France, que l’article 11 de ces textes, fait défense à toutes personnes autres que des maîtres boulangers de faire du pain. Ils affirment avoir toléré « depuis très longtemps » la fabrication d’un « pain de livre » de seconde qualité et que cette tolérance a pu être un temps d’utilité publique « attendu que ce pain de livre n’est employé que par les journaliers, travailleurs, bouviers et autres de cette espèce » . Ils tiennent toutefois à dénoncer les abus dus à cette tolérance : les « faizeurs de pain de livre » ont commencé à ouvrir des boutiques ouvertes et ont commencé à y vendre « clandestinement » du pain de meilleure qualité.

Le sieur Ribet, au centre de leur attention, voulait absolument aller à l’encontre des règles établies : il ne voulait plus se contenter d’installer ses pains à la vente devant la porte de sa maison mais ouvrir une véritable boutique.

Je ne sais pas comment se termina cette affaire ; sans doute Ribet fut-il rappelé à l’ordre.

La distinction entre les deux classes de boulanger devait disparaître en 1789.

 

© Charles Peytavie

 

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