La vie du syndicat des rivières
Syndicat des rivières : gérer les milieux aquatiques pour protéger les populations
Rus, ruisselets, ruisseaux, sont les joyaux environnementaux et patrimoniaux de la vallée de l’Aude. Les témoins d’une activité pastorale ancestrale aujourd’hui tournée vers la vigne, le tourisme, les sports d’eaux vives, la pêche et l’énergie hydraulique.
À ce titre sept intercommunalités se sont regroupées pour en gérer les flux, les humeurs et ainsi protéger les populations riveraines. Si l’eau est source de vie, elle est aussi un danger quand les éléments climatiques se déchaînent. Nous avons tous en mémoire les terribles inondations en terres audoises, tout comme les sécheresses successives qui écrasent chaque année davantage nos plaines et nos coteaux. Afin de maîtriser au mieux les cours d’eau dans le cadre d’un entretien et d’une gestion des milieux, le syndicat mixte d’aménagement hydraulique de la Haute Vallée de l’Aude (Smah), créé en 2004, couvre l’amont du bassin versant de l’Aude. Le fleuve Aude et ses affluents irriguent le département éponyme, depuis sa source à 2185m d’altitude dans le massif du Carlit, jusqu’à la mer.
On peut en quelques chiffres évaluer le travail du syndicat des rivières de la Haute Vallée de l’Aude. Depuis sa création ce ne sont pas moins de 15 millions d’euros qui ont été investis sur les 633 kilomètres de cours d’eau, répartis sur près de 1787 km2. Une superficie où vivent 62 200 habitants dans 155 communes. Un large périmètre qui étend ses compétences de l’Ariège aux Pyrénées Orientales, des montagnes audoises aux portes de la cité de Carcassonne. Les missions du syndicat sont multiples. Il doit protéger les personnes et les biens en entretenant les cours d’eau et les ouvrages afin de limiter les crues et les sécheresses tout en préservant les milieux aquatiques et la biodiversité dans le cadre d’une gestion concertée de l’eau.
Sur le terrain, les bûcherons du Smah avec l’aide d’entreprises locales prélèvent, déplacent les sédiments accumulés dans les lits des rivières, ôtent les embâcles afin de prévenir au maximum les risques d’inondations. Elles limitent l’érosion des berges et s’emploient à préserver les zones humides, matrices des écosystèmes. Pour éviter le pire il est parfois utile de rendre sa liberté à un cours d’eau. Pour se faire, le syndicat achète des parcelles sur les rives et ainsi l’eau pourra, en cas de crue, perdre de sa puissance en s’étalant sans dommages dans ses nouveaux méandres façonnés par les équipes du syndicat des rivières.
F.Peytavi



